Du galvanomètre de Jung à l’électromètre : quatre-vingt-dix ans à mesurer la même chose

Italiano · English · Français · Deutsch · Русский · Español

En 1907, à Zurich, on plaçait un patient entre une pile et un galvanomètre et l’on regardait un point lumineux se déplacer sur une échelle. En 1996, un brevet corrigeait automatiquement le gain d’un instrument à deux boîtes de conserve et une aiguille : l’électromètre, ou E-meter. Entre les deux, il y a huit schémas. Presque tout change, sauf ce que l’on mesure.

Reconstitué d’après les publications originales. Les schémas sont redessinés et simplifiés ; quand la figure d’époque existe, elle est à côté.

Comment lire les schémas

Dans toutes les figures, une couleur désigne toujours la même pièce, même quand elle change de forme.

Corps : la personne, avec les électrodes
Source : la pile qui pousse le courant
Indicateur : ce que l’on regarde bouger
Équilibrage : ce que l’on règle pour revenir à zéro
Sensibilité : de combien on agrandit le mouvement
Gris : résistances fixes et fils

1907 : une seule boucle

La méthode arrive à Jung par Otto Veraguth, neurologue zurichois, qui l’appelle « réflexe psychogalvanique ». Le circuit est le plus simple possible : pile, corps et galvanomètre à la suite. Veraguth indique deux piles pour 2,4 volts et fait tenir au sujet deux cylindres creux en nickel, longs de dix centimètres. L’instrument est un galvanomètre à miroir : un rayon de lumière réfléchi sur une échelle d’un demi-mètre. Une résistance en parallèle sur l’instrument, le shunt, sert à réduire les oscillations.

19072 piles Leclanché2,4 Vcorpscylindres de nickel en maingalvanomètreà miroirshuntsensibilitéune seule boucle : pile, corps, instrument
L’appareil de Veraguth et de Jung, reconstitué d’après la description en mots : aucun des deux ne publie de schéma. Il n’y a rien à régler pour revenir à zéro : on note où se trouve le point lumineux au repos et de combien de millimètres il se déplace.
Schéma de Sidis et Kalmus, 1908
Le premier schéma imprimé. Sidis et Kalmus, Psychological Review, 1908, p. 394. C’est la même boucle : pile B (environ 1 volt), électrodes E, galvanomètre G avec la résistance R en parallèle.

Jung y ajoute une idée pratique : un curseur que l’opérateur pousse à la main pour suivre le point lumineux, relié à une plume qui écrit sur un rouleau de papier. Il lit un mot, attend, regarde. La réaction commence une à six secondes après le mot. Personne ne parle de résistance en ohms : on compte des millimètres.

Les premiers chiffres en ohms arrivent en 1911, avec Wells et Forbes, toujours sur la boucle simple : pile de 0,67 volt, environ 100 microampères à travers le corps, résistances entre 5 000 et 35 000 ohms. Retenez ces chiffres.

1912 : le pont

Gregor et Loewe veulent mesurer la résistance, et pas seulement la voir changer. Ils prennent le circuit qui sert, au laboratoire, à mesurer n’importe quelle résistance : le pont. Le corps devient l’un des quatre côtés ; en face, on place une résistance connue ; un curseur glisse sur un fil jusqu’à ce que plus aucun courant ne passe dans le galvanomètre. Le pont est alors à l’équilibre, et la position du curseur dit combien vaut le corps.

1912accumulateurtension non indiquéerésistance de comparaisonjusqu’à 11 000 Ωfil, tronçon acurseur sur 50 cmcorpsavec les électrodesfil, tronçon bcurseur sur 50 cmgalvanomètre
Gregor et Loewe, 1912 : le pont à fil. On met à zéro avec le curseur, on le laisse en place et on lit les déviations ; puis une boîte de résistances mise à la place du corps les traduit en ohms.
Figure 2 de Gregor et Loewe, 1912
L’original. Zeitschrift für die gesamte Neurologie und Psychiatrie 12, 1912, p. 426 : R résistance de comparaison, K corps, A accumulateur, M fil de 50 cm, G galvanomètre.

À partir de là, le galvanomètre fait deux métiers. Immobile à zéro, il dit que le pont est équilibré, donc combien vaut la résistance. Quand il bouge, il montre la réaction.

1922 : le pont entre dans les livres de psychologie

Whately Smith, à Cambridge, publie The Measurement of Emotion avec le schéma complet : pile de 2 volts, deux résistances fixes, une boîte de résistances à boutons. Il équilibre une fois au début, puis n’y touche plus : il lit seulement de combien se déplace le point lumineux. Trois ans plus tard, David Wechsler publie un circuit analogue, qu’une maison de Chicago met en vente en version 1,5 volt.

1922pile2 Vfixe1 000 Ωfixe100 Ωcorpsélectrodes de zincboîte à décadesréglée au débutgalvanomètre
Whately Smith, 1922, p. 33. La boîte à décades est le côté que l’on règle ; les valeurs des résistances fixes sont celles imprimées sur la figure.

1928–1938 : la résistance étalonnée qui ramène l’aiguille à zéro

C’est ici que naît le geste que connaît bien quiconque a utilisé un électromètre. Jeffress, en 1928, place une boîte de résistances en série avec le sujet : quand la résistance du corps baisse, il en ajoute autant et l’aiguille revient à zéro. Ce qu’il a ajouté, c’est la mesure. Dix ans plus tard, le manuel de Woodworth, sur lequel étudient des générations de psychologues américains, le présente comme le circuit normal :

« Supposons que la résistance du sujet diminue : l’équilibre est rompu et un courant traverse le galvanomètre, faisant dévier l’aiguille. L’expérimentateur peut alors augmenter la résistance en série avec le sujet, en notant la quantité ajoutée, jusqu’à ce que l’aiguille revienne à zéro. »

«Let O’s resistance decrease: the balance is disturbed and current flows through the galvanometer, causing the needle to swing. E may now increase the resistance in series with O, noting the amount added, till the needle comes back to zero.» — Woodworth, Experimental Psychology, 1938, p. 278.

1938piletension non indiquéefixe80 000 Ωfixe2 000 Ωcorpsbobine étalonnéefixe1 000 Ωgalvanomètre
Woodworth, 1938, figure 72. Le côté du corps vaut 40 000 ohms en tout : le corps plus la bobine étalonnée. Deux lectures distinctes : la bobine donne le niveau, l’aiguille donne la réaction.
Figure 72 de Woodworth, 1938
L’original. Le « pont de Wheatstone pour mesurer les niveaux de résistance et l’amplitude du réflexe psychogalvanique ».

1928 : une lampe à la place du galvanomètre

Le galvanomètre à miroir est fragile, coûteux, et il lui faut une pièce obscure. À Sydney, Bellingham, Langford Smith et Martin le remplacent par une lampe de radio et un instrument à aiguille de tableau. Ils l’appellent « pont thermoïonique ». On tourne un potentiomètre jusqu’à ce que l’aiguille soit au milieu de l’échelle, puis on regarde :

« Toute augmentation du courant de plaque indique une diminution de la résistance du sujet, et les déviations sont presque proportionnelles aux variations de résistance. »

«…any increase in plate current indicates a decrease in the resistance of the subject, and the deflections are nearly proportional to the alterations in resistance.» — Australasian Journal of Psychology and Philosophy 6, 1928, p. 140.

1928batterie30 Vpotentiomètre400 Ω : fixe le zérofixecorpsfixe50 000 Ωlampeinstrument à zéro central
Le « pont thermoïonique » de 1928, sous la forme équivalente en pont donnée par les auteurs eux-mêmes. L’instrument a son zéro au centre et atteint la pleine échelle avec environ 10 microampères.
Figure 2 de Bellingham et al., 1928
L’original. Le sujet, la résistance de 50 000 ohms, la lampe, le galvanomètre sur la plaque, le potentiomètre de 400 ohms.

Avec cela, toutes les pièces sont là : pont, corps sur un côté, bouton qui ramène à zéro, amplificateur, aiguille de tableau. Nous sommes en 1928.

1930 : quelqu’un signale le défaut

Le pont a un problème, et les psychologues le voient tout de suite. La même variation de résistance déplace l’aiguille plus ou moins selon le niveau où l’on se trouve. R. C. Davis l’écrit en 1930 :

« Le circuit le plus courant pour étudier la réaction galvanique est le pont de Wheatstone. Mais tel qu’on l’utilise d’ordinaire, les relations électriques deviennent extrêmement compliquées, et l’on perd la proportionnalité directe entre déviation et variation de résistance. »

«The most common circuit used for study of the galvanic reaction is the wheatstone bridge… But as it is ordinarily used the electrical relations become extremely complicated, and direct proportionality of deflection to resistance change is lost.» — Davis, Archives of Psychology 115, 1930, p. 12.

Davis et d’autres répondent par des circuits à courant constant. Le pont reste pourtant la norme, avec son défaut. Retenez-le : il revient à la fin.

1951 : Mathison

Volney Mathison dépose son « électropsychomètre » le 1er août 1951. Dès la première ligne du brevet, il dit d’où il part :

« On sait depuis de nombreuses années que si un sujet est relié en série à un galvanomètre sensible et à une source de courant continu à bas potentiel, le dispositif psychogalvanométrique dans son ensemble est un auxiliaire précieux en psychanalyse et en psychothérapie. »

«It has been known for many years that if a subject is connected in series with a sensitive galvanometer and a source of low-potential direct current […] the psychogalvanometric arrangement as a whole is a valuable adjuvant in psychoanalysis and psychotherapy.» — brevet US 2,684,670.

1951tension de plaqueenviron 250 Vfixefixecorpséponges métalliqueslevier de ton50 kΩ, échelle graduée2 triodesmicroampèremètre 50 µA
L’électropsychomètre de Mathison, très simplifié : dans le brevet, le pont est formé par les deux triodes. La nouveauté est le levier sur échelle graduée, qui selon le texte indique le « niveau de ton » du patient.

C’est le circuit de 1928 dans une boîte, avec un nouveau nom sur le bouton. Les électrodes sont des éponges de tissu métallique ; les boîtes de conserve arrivent peu après, sur la suggestion de quelqu’un d’autre.

1966 : le brevet Hubbard

Le brevet s’intitule Dispositif pour mesurer et indiquer les variations de la résistance d’un corps vivant. Les lampes deviennent trois transistors, l’alimentation deux piles, et le bouton reçoit un étalonnage en ohms : 5 000 ohms à la position 2, 12 500 à la position 3.

1966piles1,5 V et 6 Vfixe22 kΩfixe6,8 kΩcorpsboîtes en mainbras de tonalité5 kΩ = 2 · 12,5 kΩ = 33 transistorsinstrument 100 µA
Brevet US 3,290,589, simplifié. Par rapport à 1951, changent l’amplificateur et l’étalonnage du bras de tonalité. L’aiguille a un point de repos au tiers de l’échelle.

Hubbard lui-même, dans le manuel de 1952, ne revendique pas la mesure :

« La mesure de la pensée avec un instrument n’est pas nouvelle ; ce qui est nouveau, c’est la compréhension et la précision de la mesure. »

«The measurement of thought with a meter is not new; the understanding and accuracy of measurement is new.» — Electropsychometric Auditing, 1952.

1996 : le défaut de 1930, résolu

Reste le problème de Davis : bras de tonalité bas, la même réaction donne un grand mouvement d’aiguille ; bras haut, un petit, et l’opérateur doit retoucher la sensibilité à la main. Le brevet US 6,011,992, déposé en 1996, règle la question avec un circuit qui lit la position du bras de tonalité et ajuste lui-même le gain. La revendication dit :

« …ajuster le gain du circuit amplificateur selon un rapport prédéterminé, de sorte que, pour une variation de résistance mesurée, soit produite une réponse d’amplitude à peu près constante. »

«…adjusting the gain of said amplifier circuit according to a predetermined ratio such that a generally constant amplitude response is generated for a measured change in resistance.» — brevet US 6,011,992.

1996pilefixefixecorpsboîtes en mainbras de tonalité5 kΩ = 2 · 12,5 kΩ = 3amplificateurinstrument
Brevet US 6,011,992. La flèche en pointillés est la nouveauté : le bras de tonalité commande le gain de l’amplificateur. Soixante-six ans après l’objection de Davis.

Comment change chaque pièce

Corps
cylindres de nickel en main (1907)→plaques, cuvettes d’eau salée→électrodes de zinc (1922)→éponges métalliques (1951)→boîtes de conserve
Source
2,4 V (1907)→0,67 V (1911)→2 V (1922)→1,5 V (1925)→piles de 1,5 et 6 V (1966)
Indicateur
point lumineux sur une échelle→aiguille à zéro central (1928)→microampèremètre 50 µA (1951)→100 µA avec point de repos (1966)
Équilibrage
aucun (1907)→curseur sur fil (1912)→boîte à décades (1922)→bobine étalonnée en série (1928–38)→levier de ton (1951)→bras de tonalité en ohms (1966)
Sensibilité
shunt (1907)→lampe (1928)→deux triodes (1951)→trois transistors (1966)→gain automatique (1996)

La même chose

Mettez côte à côte les chiffres donnés par les auteurs, et voici le tableau.

AnnéeQuiTensionCourant dans le corpsRésistance lue
1907Veraguth2,4 Vnon indiquémillimètres seulement
1911Wells et Forbes0,67 V95–114 µA5 000–35 000 Ω
1922Whately Smith2 Vnon indiquémillimètres seulement
1925Wechsler, version du commerce1,5 Vnon indiquélue sur le pont
1936revue de Ruckmick—40–100 µA—
1966brevet Hubbard1,5 et 6 Vnon indiqué5 000 Ω = 2 · 12 500 Ω = 3
2004brevet du modèle numérique—50 µA au plusen ohms, calculée

Une ou deux piles. Quelques dizaines de microampères d’une main à l’autre. Une peau qui vaut entre cinq mille et quelques dizaines de milliers d’ohms et qui, pendant une ou deux secondes, vaut un peu moins quand il arrive quelque chose à la personne. Jung le voyait comme un point lumineux qui glissait sur une échelle de celluloïd ; celui qui utilise un électromètre le voit comme une aiguille qui tombe. C’est la même grandeur physique, mesurée de la même façon, avec le même ordre de courant.

Ce que quatre-vingt-dix ans ont ajouté, c’est du confort de lecture : un moyen de revenir à zéro, un chiffre pour le niveau, une aiguille robuste à la place d’un miroir et, pour finir, un circuit qui maintient l’amplitude constante.

Ce qui est sûr et ce qui ne l’est pas

Lu sur les figures et les textes originaux : les schémas de 1908, 1912, 1922, 1928 et 1938 ; les tensions de Veraguth, de Wells et Forbes, de Whately Smith ; les valeurs des deux brevets ; toutes les citations.

Reconstitué ou simplifié : le schéma de 1907 (Veraguth et Jung ne le décrivent qu’en mots) ; les schémas de 1951, 1966 et 1996, ramenés à la forme du pont pour pouvoir les comparer.

De seconde main : la tension de l’instrument de Wechsler vendu dans le commerce et les courants de Ruckmick viennent de revues de 1935–36, non des articles originaux.

Non trouvé : un schéma imprimé de Waller, qui utilisait pourtant le pont dès 1918 ; l’article original de Wechsler de 1925 (la figure est connue par une reproduction de 1933).

Sources

Veraguth, Monatsschrift für Psychiatrie und Neurologie 21, 1907 · Jung, Journal of Abnormal Psychology 1, 1907 · Peterson et Jung, Brain 30, 1907 · Sidis et Kalmus, Psychological Review 15, 1908 · Wells et Forbes, Archives of Psychology 16, 1911 · Gregor et Loewe, Zeitschrift für die gesamte Neurologie und Psychiatrie 12, 1912 · Whately Smith, The Measurement of Emotion, 1922 · Jeffress, Journal of Experimental Psychology 11, 1928 · Bellingham, Langford Smith et Martin, Australasian Journal of Psychology and Philosophy 6, 1928 · Davis, Archives of Psychology 115, 1930 · Ruckmick, The Psychology of Feeling and Emotion, 1936 · Woodworth, Experimental Psychology, 1938 · brevets US 2,684,670 (Mathison), US 3,290,589 (Hubbard), US 6,011,992.

Dal galvanometro di Jung all’E-meter: novant’anni a misurare la stessa cosa

Italiano · English · Français · Deutsch · Русский · Español

Nel 1907 a Zurigo si metteva un paziente fra una pila e un galvanometro e si guardava un punto di luce spostarsi su una scala. Nel 1996 un brevetto correggeva in automatico il guadagno di uno strumento con due lattine e un ago. In mezzo ci sono otto schemi. Cambia quasi tutto, tranne ciò che si misura.

Ricostruito sulle pubblicazioni originali. Gli schemi sono ridisegnati e semplificati; dove esiste la figura d’epoca, è accanto.

Come leggere gli schemi

In tutte le figure un colore indica sempre lo stesso pezzo, anche quando cambia forma.

Corpo: la persona, con gli elettrodi
Sorgente: la pila che spinge la corrente
Indicatore: ciò che si guarda muoversi
Bilanciamento: ciò che si regola per tornare a zero
Sensibilità: quanto si ingrandisce il movimento
Grigio: resistenze fisse e fili

1907: un anello solo

Il metodo arriva a Jung da Otto Veraguth, neurologo di Zurigo, che lo chiama «riflesso psicogalvanico». Il circuito è il più semplice possibile: pila, corpo e galvanometro in fila. Veraguth dichiara due pile per 2,4 volt e fa impugnare al soggetto due cilindri cavi di nichel, lunghi dieci centimetri. Lo strumento è un galvanometro a specchio: un raggio di luce riflesso su una scala lunga mezzo metro. Una resistenza in parallelo allo strumento, lo shunt, serve a ridurre le oscillazioni.

19072 pile Leclanché2,4 Vcorpocilindri di nichel in manogalvanometroa specchioshuntsensibilitàun solo anello: pila, corpo, strumento
L’apparato di Veraguth e Jung, ricostruito dalla descrizione a parole: nessuno dei due pubblica uno schema. Non c’è niente da regolare per tornare a zero: si annota dove sta il punto luminoso a riposo e di quanti millimetri si sposta.
Schema di Sidis e Kalmus, 1908
Il primo schema stampato. Sidis e Kalmus, Psychological Review, 1908, p. 394. È lo stesso anello: pila B (circa 1 volt), elettrodi E, galvanometro G con la resistenza R in parallelo.

Jung ci aggiunge un’idea pratica: un cursore che l’operatore spinge a mano per inseguire il punto luminoso, collegato a un pennino che scrive su un rullo di carta. Legge una parola, aspetta, guarda. La reazione parte da uno a sei secondi dopo la parola. Di resistenza in ohm non parla nessuno: si contano millimetri.

I primi numeri in ohm arrivano nel 1911, da Wells e Forbes, sempre con l’anello semplice: pila da 0,67 volt, circa 100 microampere attraverso il corpo, resistenze fra 5.000 e 35.000 ohm. Tieni a mente queste cifre.

1912: il ponte

Gregor e Loewe vogliono misurare la resistenza e non solo vederla cambiare. Prendono il circuito con cui in laboratorio si misura qualunque resistenza: il ponte. Il corpo diventa uno dei quattro lati; di fronte gli si mette una resistenza nota; un cursore scorre su un filo finché nel galvanometro non passa più corrente. A quel punto il ponte è in equilibrio, e la posizione del cursore dice quanto vale il corpo.

1912accumulatoretensione non dataresistenza di confrontofino a 11.000 Ωfilo, tratto acursore su 50 cmcorpocon gli elettrodifilo, tratto bcursore su 50 cmgalvanometro
Gregor e Loewe, 1912: il ponte a filo. Si azzera col cursore, lo si lascia fermo e si leggono le deflessioni; poi una cassetta di resistenze al posto del corpo le traduce in ohm.
Figura 2 di Gregor e Loewe, 1912
L’originale. Zeitschrift für die gesamte Neurologie und Psychiatrie 12, 1912, p. 426: R resistenza di confronto, K corpo, A accumulatore, M filo di 50 cm, G galvanometro.

Da qui in poi il galvanometro fa due mestieri. Fermo a zero, dice che il ponte è bilanciato e quindi quanto vale la resistenza. Quando si muove, mostra la reazione.

1922: il ponte entra nei libri di psicologia

Whately Smith, a Cambridge, pubblica The Measurement of Emotion con lo schema completo: pila da 2 volt, due resistenze fisse, una cassetta di resistenze a manopole. Bilancia una volta all’inizio e poi non tocca più: legge solo di quanto si sposta il punto luminoso. Tre anni dopo David Wechsler pubblica un circuito analogo, che una ditta di Chicago mette in vendita a 1,5 volt.

1922pila2 Vfissa1.000 Ωfissa100 Ωcorpoelettrodi di zincocassetta a decadisi regola all’iniziogalvanometro
Whately Smith, 1922, p. 33. La cassetta a decadi è il lato che si regola; i valori delle resistenze fisse sono quelli stampati sulla figura.

1928–1938: la resistenza tarata che riporta l’ago a zero

Qui nasce il gesto che chi ha usato un E-meter conosce bene. Jeffress, nel 1928, mette una cassetta di resistenze in serie al soggetto: quando la resistenza del corpo scende, lui ne aggiunge altrettanta e l’ago torna a zero. Quello che ha aggiunto è la misura. Dieci anni dopo il manuale di Woodworth, su cui studiano generazioni di psicologi americani, lo presenta come il circuito normale:

«Supponiamo che la resistenza del soggetto diminuisca: l’equilibrio è disturbato e nel galvanometro passa corrente, facendo oscillare l’ago. Lo sperimentatore può ora aumentare la resistenza in serie col soggetto, annotando la quantità aggiunta, finché l’ago torna a zero.»

«Let O’s resistance decrease: the balance is disturbed and current flows through the galvanometer, causing the needle to swing. E may now increase the resistance in series with O, noting the amount added, till the needle comes back to zero.» — Woodworth, Experimental Psychology, 1938, p. 278.

1938pilatensione non datafissa80.000 Ωfissa2.000 Ωcorpobobina taratafissa1.000 Ωgalvanometro
Woodworth, 1938, figura 72. Il lato del corpo vale 40.000 ohm in tutto: il corpo più la bobina tarata. Due letture distinte: la bobina dà il livello, l’ago dà la reazione.
Figura 72 di Woodworth, 1938
L’originale. Il «ponte di Wheatstone per misurare i livelli di resistenza e l’ampiezza del riflesso psicogalvanico».

1928: una valvola al posto del galvanometro

Il galvanometro a specchio è delicato, costoso e vuole una stanza buia. A Sydney, Bellingham, Langford Smith e Martin lo sostituiscono con una valvola da radio e uno strumento ad ago da pannello. Lo chiamano «ponte termoionico». Si gira un potenziometro finché l’ago sta a metà scala, poi si guarda:

«Ogni aumento della corrente di placca indica una diminuzione della resistenza del soggetto, e le deflessioni sono quasi proporzionali alle variazioni di resistenza.»

«…any increase in plate current indicates a decrease in the resistance of the subject, and the deflections are nearly proportional to the alterations in resistance.» — Australasian Journal of Psychology and Philosophy 6, 1928, p. 140.

1928batteria30 Vpotenziometro400 Ω: fissa lo zerofissacorpofissa50.000 Ωvalvolastrumento a zero centrale
Il «ponte termoionico» del 1928, nella forma equivalente a ponte data dagli autori stessi. Lo strumento ha lo zero al centro e va a fondo scala con circa 10 microampere.
Figura 2 di Bellingham e altri, 1928
L’originale. Il soggetto, la resistenza da 50.000 ohm, la valvola, il galvanometro sulla placca, il potenziometro da 400 ohm.

Con questo i pezzi ci sono tutti: ponte, corpo su un lato, manopola che riporta a zero, amplificatore, ago da pannello. Siamo nel 1928.

1930: qualcuno fa notare il difetto

Il ponte ha un problema, e gli psicologi lo vedono subito. La stessa variazione di resistenza muove l’ago di più o di meno secondo il livello a cui ci si trova. R. C. Davis lo scrive nel 1930:

«Il circuito più comune per studiare la reazione galvanica è il ponte di Wheatstone. Ma come lo si usa di solito le relazioni elettriche diventano estremamente complicate, e si perde la proporzionalità diretta fra deflessione e variazione di resistenza.»

«The most common circuit used for study of the galvanic reaction is the wheatstone bridge… But as it is ordinarily used the electrical relations become extremely complicated, and direct proportionality of deflection to resistance change is lost.» — Davis, Archives of Psychology 115, 1930, p. 12.

Davis e altri rispondono con circuiti a corrente costante. Il ponte però resta lo standard, col suo difetto. Ricordatelo: torna alla fine.

1951: Mathison

Volney Mathison deposita il suo «elettropsicometro» il 1° agosto 1951. Nella prima riga del brevetto dichiara da dove parte:

«È noto da molti anni che se un soggetto è collegato in serie con un galvanometro sensibile e una sorgente di corrente continua a basso potenziale, il dispositivo psicogalvanometrico nel suo insieme è un valido ausilio in psicoanalisi e psicoterapia.»

«It has been known for many years that if a subject is connected in series with a sensitive galvanometer and a source of low-potential direct current […] the psychogalvanometric arrangement as a whole is a valuable adjuvant in psychoanalysis and psychotherapy.» — brevetto US 2,684,670.

1951anodicacirca 250 Vfissafissacorpospugne metallicheleva del tono50 kΩ, scala numerata2 triodimicroamperometro 50 µA
L’elettropsicometro di Mathison, molto semplificato: nel brevetto il ponte è formato dai due triodi. La novità è la leva su scala numerata, che secondo il testo indica il «livello di tono» del paziente.

È il circuito del 1928 dentro una scatola, con un nome nuovo sulla manopola. Gli elettrodi sono spugne di tessuto metallico; le lattine arrivano poco dopo, per suggerimento altrui.

1966: il brevetto Hubbard

Il brevetto si intitola Dispositivo per misurare e indicare variazioni nella resistenza di un corpo vivente. Le valvole diventano tre transistor, l’alimentazione due pile, e la manopola riceve una taratura in ohm: 5.000 ohm alla posizione 2, 12.500 alla posizione 3.

1966pile1,5 V e 6 Vfissa22 kΩfissa6,8 kΩcorpolattine in manobraccio del tono5 kΩ = 2 · 12,5 kΩ = 33 transistorstrumento 100 µA
Brevetto US 3,290,589, semplificato. Rispetto al 1951 cambiano l’amplificatore e la taratura del braccio del tono. L’ago ha un punto di riposo a un terzo della scala.

Hubbard stesso, nel manuale del 1952, non rivendica la misura:

«La misura del pensiero con uno strumento non è nuova; sono nuove la comprensione e l’accuratezza della misura.»

«The measurement of thought with a meter is not new; the understanding and accuracy of measurement is new.» — Electropsychometric Auditing, 1952.

1996: il difetto del 1930, risolto

Resta il problema di Davis: a braccio del tono basso la stessa reazione fa un ago grande, a braccio alto un ago piccolo, e l’operatore deve ritoccare la sensibilità a mano. Il brevetto US 6,011,992, depositato nel 1996, lo chiude con un circuito che legge la posizione del braccio del tono e regola da solo il guadagno. La rivendicazione dice:

«…regolare il guadagno del circuito amplificatore secondo un rapporto prestabilito, così che per una data variazione di resistenza si generi una risposta di ampiezza pressoché costante.»

«…adjusting the gain of said amplifier circuit according to a predetermined ratio such that a generally constant amplitude response is generated for a measured change in resistance.» — brevetto US 6,011,992.

1996pilafissafissacorpolattine in manobraccio del tono5 kΩ = 2 · 12,5 kΩ = 3amplificatorestrumento
Brevetto US 6,011,992. La freccia tratteggiata è la novità: il braccio del tono comanda il guadagno dell’amplificatore. Sessantasei anni dopo l’obiezione di Davis.

Come cambia ogni pezzo

Corpo
cilindri di nichel in mano (1907)→piastre, vaschette d’acqua salata→elettrodi di zinco (1922)→spugne metalliche (1951)→lattine
Sorgente
2,4 V (1907)→0,67 V (1911)→2 V (1922)→1,5 V (1925)→pile da 1,5 e 6 V (1966)
Indicatore
punto di luce su una scala→ago a zero centrale (1928)→microamperometro 50 µA (1951)→100 µA con punto di riposo (1966)
Bilanciamento
non c’è (1907)→cursore su filo (1912)→cassetta a decadi (1922)→bobina tarata in serie (1928–38)→leva del tono (1951)→braccio del tono in ohm (1966)
Sensibilità
shunt (1907)→valvola (1928)→due triodi (1951)→tre transistor (1966)→guadagno automatico (1996)

La stessa cosa

Metti in fila i numeri dichiarati dagli autori, e il quadro è questo.

AnnoChiTensioneCorrente sul corpoResistenza letta
1907Veraguth2,4 Vnon datasolo millimetri
1911Wells e Forbes0,67 V95–114 µA5.000–35.000 Ω
1922Whately Smith2 Vnon datasolo millimetri
1925Wechsler, versione in commercio1,5 Vnon dataletta sul ponte
1936rassegna di Ruckmick—40–100 µA—
1966brevetto Hubbard1,5 e 6 Vnon data5.000 Ω = 2 · 12.500 Ω = 3
2004brevetto del modello digitale—non più di 50 µAin ohm, calcolata

Una o due pile. Qualche decina di microampere da una mano all’altra. Una pelle che vale fra cinquemila e qualche decina di migliaia di ohm, e che per un paio di secondi vale un po’ meno quando alla persona succede qualcosa. Jung lo guardava come un punto di luce che scivolava su una scala di celluloide; chi usa un E-meter lo guarda come un ago che cade. È la stessa grandezza fisica, misurata nello stesso modo, con lo stesso ordine di corrente.

Quello che novant’anni hanno aggiunto è comodità di lettura: un modo per tornare a zero, un numero per il livello, un ago robusto al posto di uno specchio, e alla fine un circuito che tiene costante l’ampiezza.

Cosa è certo e cosa no

Letto sulle figure e sui testi originali: gli schemi del 1908, 1912, 1922, 1928 e 1938; le tensioni di Veraguth, Wells e Forbes, Whately Smith; i valori dei due brevetti; tutte le citazioni.

Ricostruito o semplificato: lo schema del 1907 (Veraguth e Jung lo descrivono solo a parole); gli schemi del 1951, 1966 e 1996, ridotti alla forma del ponte per poterli confrontare.

Di seconda mano: la tensione dello strumento di Wechsler in commercio e le correnti di Ruckmick vengono da rassegne del 1935–36, non dagli articoli originali.

Non trovato: uno schema stampato di Waller, che pure usava il ponte dal 1918; l’articolo originale di Wechsler del 1925 (la figura è nota da una riproduzione del 1933).

Fonti

Veraguth, Monatsschrift für Psychiatrie und Neurologie 21, 1907 · Jung, Journal of Abnormal Psychology 1, 1907 · Peterson e Jung, Brain 30, 1907 · Sidis e Kalmus, Psychological Review 15, 1908 · Wells e Forbes, Archives of Psychology 16, 1911 · Gregor e Loewe, Zeitschrift für die gesamte Neurologie und Psychiatrie 12, 1912 · Whately Smith, The Measurement of Emotion, 1922 · Jeffress, Journal of Experimental Psychology 11, 1928 · Bellingham, Langford Smith e Martin, Australasian Journal of Psychology and Philosophy 6, 1928 · Davis, Archives of Psychology 115, 1930 · Ruckmick, The Psychology of Feeling and Emotion, 1936 · Woodworth, Experimental Psychology, 1938 · brevetti US 2,684,670 (Mathison), US 3,290,589 (Hubbard), US 6,011,992.

L’auditing a distanza è impossibile? Cosa dicono i Basic Auditing Series

Italiano · English

Auditing di base · Lettura dei testi

Ho riletto gli undici bollettini cercando un passo che renda impossibile il ciclo di comunicazione quando auditor e pc non sono nella stessa stanza. Non c’è. Ci sono invece requisiti precisi che il collegamento deve reggere.

Riferimento: Basic Auditing Series 1R–11, bollettini HCO del 23 maggio 1971

In breve

Negli undici bollettini nessun passo richiede che i due corpi condividano lo stesso luogo. I passi che toccano l’argomento dicono il contrario: la distanza fa parte della formula e il mezzo è dichiarato indifferente.

Quello che i bollettini richiedono è percezione: vedere il pc, leggere il meter, dare il riconoscimento nell’istante giusto. Un collegamento che non porta queste cose non regge il testo. Una telefonata, per esempio, lo contraddice in modo esplicito.

La domanda

L’obiezione si sente spesso: l’auditing funziona solo di persona, perché fra auditor e pc ci deve essere «qualcosa» che uno schermo non porta. È un’affermazione sulla tecnica, quindi si può controllare sulla tecnica.

I Basic Auditing Series sono il posto giusto dove guardare. Sono undici bollettini, ristampati insieme il 23 maggio 1971, e trattano una cosa sola: il ciclo di comunicazione fra auditor e pc, cioè quello che secondo il primo della serie «fa funzionare l’auditing». Se la presenza fisica fosse una condizione, è lì che dovrebbe essere scritta. Qui sotto li cito con la sigla BAS (Basic Auditing Series) seguita dal numero: BAS 4R è il quarto bollettino della serie, riveduto.

Li ho letti cercando ogni frase che parli di luogo, distanza, vista, tatto, gesto o strumento, e per ognuna mi sono chiesto: questa frase resta vera se i due sono in due città diverse?

Quattro passi che escludono l’impossibilità

  1. They are cause, distance, effect with the Auditor at cause and the Pc at effect, and cause, distance, effect with the Pc at cause and the Auditor at effect.

    BAS 4R, Communication Cycles Within the Auditing Cycle

    Il ciclo è definito come causa, distanza, effetto. La distanza è un termine della formula, e il bollettino non le dà né misura né limite. Un metro e mille chilometri sono entrambi «distanza».

  2. Even if it’s telepathy it’s cause, distance, effect. It doesn’t matter how that communication took place, you know whether he’s answered the command by a communication cycle. I don’t care how you sense this.

    BAS 4R

    «Non importa come quella comunicazione sia avvenuta.» Il mezzo è dichiarato indifferente, purché il ciclo si compia. È il passo più netto di tutta la serie.

  3. Actually there is no backflow of any kind that hits the auditor […] It isn’t burning the mass, it is as-ising the mass and that’s why there is nothing hitting the auditor.

    BAS 1R, The Magic of the Communication Cycle

    Il primo bollettino descrive auditor e pc come due poli, e si potrebbe leggere l’immagine in senso elettrico: due poli vicini, una corrente in mezzo. Il testo lo esclude subito. Fra i due corpi non passa nulla di fisico; la massa del pc viene as-isata, non trasferita. Un modello in cui niente viaggia da un corpo all’altro non ha bisogno che i corpi siano vicini.

  4. This cut communication line is not perceivable to the naked eye. It’s hidden because it’s from the Pc—a Thetan unseen by the Auditor—to the Pc’s bank—unseen by the Auditor.

    BAS 3, The Three Important Communication Lines

    Delle tre linee di una seduta, la più importante è quella dal pc al suo bank. Il bollettino dice che l’auditor non la vede a occhio nudo nemmeno quando il pc gli siede davanti. La parte decisiva della seduta non dipende da ciò che i due corpi hanno in comune.

Quello che il testo richiede davvero

Che non ci sia un divieto non vuol dire che qualunque collegamento vada bene. I bollettini chiedono all’auditor di percepire parecchie cose, e ognuna diventa una condizione sul canale. La prima è la più dura.

Vedere il pc

An Auditor who isn’t watching a Pc at all never notices a Pc who isn’t receiving or understanding the auditing command.

BAS 4R

Dei sei cicli di comunicazione che formano un ciclo di auditing, almeno tre si reggono sull’osservazione: il pc è pronto a ricevere il comando? L’ha ricevuto e capito? Ha ricevuto il riconoscimento? Il bollettino dice che lo si capisce «guardando il pc». Il solo audio contraddice il testo. Con il video la condizione regge.

Vedere mani e lattine

…this handles such a thing as the Pc originates by throwing down the cans. That’s still an origin.

BAS 4R

Un’originazione può non essere a parole. Se l’inquadratura mostra solo il viso, l’auditor la perde.

Leggere il meter in tempo reale

In the absence of that communication you do not get meter action.

BAS 1R; BAS 2R chiede «perfect meter reading»

Il meter è dalla parte del pc, l’auditor dall’altra. I bollettini non dicono dove debba stare lo strumento; dicono che l’auditor deve leggerlo. Senza una lettura remota di ago e tone arm, le azioni al meter non si possono fare come sono descritte.

Sincronia fra lettura e pensiero

Steering a pc with “That—That—That” on something reading is allowable.

BAS 11, Metering

Lo steering funziona se il «quello» arriva al pc mentre sta ancora guardando la cosa che ha fatto leggere il meter. Qui il ritardo si somma due volte: la lettura viaggia verso l’auditor, la voce torna verso il pc. Se la somma è troppa, l’auditor indica una cosa diversa da quella che ha letto.

Riconoscimento nell’istante giusto

He looks like he’s finished and he feels like he’s finished. It’s part sense; it’s part his vocal intonation.

BAS 5R; vedi anche BAS 4R e BAS 7, Premature Acknowledgements

Un riconoscimento dato prima che il pc abbia finito gli taglia la comunicazione; uno che arriva tardi lo lascia a parlare a vuoto. Sono i due errori a cui la serie dedica più pagine. Un collegamento con ritardo, o con audio che lascia passare una voce alla volta, li produce da solo, anche con un auditor dai TR impeccabili.

Lo sguardo come indicatore

Pcs who won’t look at you are ARC Broken.

BAS 9, Comm Cycle Additives

In video chi guarda il volto dell’altro sullo schermo non guarda nell’obiettivo. Il pc che ti sta guardando può sembrare uno che guarda altrove. L’indicatore va ricalibrato, altrimenti dà falsi allarmi.

Sentire bene

The ONLY time you ever ask for a repeat is when you couldn’t hear it.

BAS 9; la formula corretta è in BAS 6, Auditor Failure to Understand

Chiedere di ripetere perché non si è sentito è ammesso, e BAS 4R dice che ogni inciampo aggiunge cicli di comunicazione al ciclo di auditing senza romperlo. Un audio scadente quindi non impedisce la seduta, ma la appesantisce a ogni «non ho sentito».

Un oggetto che entrambi vedono

Just get the pc to say it again or get the pc to point it out again.

BAS 6

Perché il pc possa indicare qualcosa, per esempio un item su una lista, quel qualcosa dev’essere visibile a tutti e due. Serve una lista o uno schermo condiviso.

Dove la distanza toglie un errore possibile

Also, do not shove things at a pc or throw things to a pc. Don’t gesture toward a pc. It drives in anchor points and makes the pc reject the auditor.

BAS 6 vieta di spingere o lanciare oggetti verso il pc. Sono gli unici passi della serie che presuppongono uno spazio fisico in comune, e sono divieti: a distanza quegli errori non si possono commettere. Il gesto verso il pc, invece, in video resta possibile e resta vietato.

Cosa questa lettura non copre

  • «Auditor presence». BAS 2R elenca fra le cose che devono essere perfette la auditor presence, ma la serie non la definisce. Se altrove è definita come presenza del corpo, la conclusione cambia.
  • La realtà del terminale. BAS 1R dice che il pc ha bisogno di un secondo terminale perché si considera massa, e BAS 2R che una linea di comunicazione dipende da realtà, comunicazione e affinità. Se un auditor su uno schermo sia per quel pc un terminale abbastanza reale è una domanda che si risolve pc per pc, non sui testi.
  • È una lettura, non una prova. Dico che i bollettini non la escludono. Che una seduta a distanza dia gli stessi risultati di una in presenza lo dicono solo i risultati.

In pratica

Chi vuole fare una seduta a distanza restando dentro questi bollettini ha una lista di controllo già scritta:

  • video sempre, mai solo voce;
  • inquadratura che prende viso, mani e lattine;
  • ago e tone arm visibili all’auditor in tempo reale;
  • audio a due vie contemporanee, senza tagli quando le voci si sovrappongono;
  • ritardo abbastanza basso da non falsare riconoscimenti e steering: va provato prima, non in seduta;
  • ricordarsi che lo sguardo del pc in video inganna.

Se una di queste voci manca, non è la distanza a rompere il ciclo di comunicazione. È il canale che non porta quello che il testo chiede all’auditor di percepire.

Fonti. Basic Auditing Series 1R, 2R, 3, 4R, 5R, 6, 7, 8, 9, 10R, 11: bollettini HCO del 23 maggio 1971 (Issue I–X), alcuni riveduti fra novembre e dicembre 1974. BAS 6 ristampa l’HCOB del 17 ottobre 1962, BAS 7 quello del 7 aprile 1965, BAS 8 quello del 5 febbraio 1966, BAS 9 l’HCO PL del 1° luglio 1965.

Le citazioni sono in originale; le parafrasi italiane sono mie.

Is remote auditing impossible? What the Basic Auditing Series says

Italiano · English

Basic auditing · Reading the texts

I reread the eleven bulletins looking for a passage that makes the communication cycle impossible when auditor and pc are not in the same room. There isn’t one. What the text does contain is a set of precise requirements the link has to meet.

Reference: Basic Auditing Series 1R–11, HCO Bulletins of 23 May 1971

In brief

Nowhere in the eleven bulletins is it required that the two bodies share the same place. The passages that touch on the matter say the opposite: distance is part of the formula, and the medium is declared irrelevant.

What the bulletins do require is perception: seeing the pc, reading the meter, acknowledging at the right instant. A link that does not carry those things does not satisfy the text. A phone call, for one, contradicts it explicitly.

The question

The objection comes up often: auditing only works in person, because there has to be “something” between auditor and pc that a screen cannot carry. That is a claim about the tech, so it can be checked against the tech.

The Basic Auditing Series is the right place to look. It is eleven bulletins, reissued together on 23 May 1971, on a single subject: the communication cycle between auditor and pc, which the first bulletin calls “about the only thing that makes auditing work”. If physical presence were a condition, this is where it would be written. Below I cite them as BAS (Basic Auditing Series) followed by the number: BAS 4R is the fourth bulletin of the series, revised.

I read them looking for every sentence that mentions place, distance, sight, touch, gesture or instrument, and asked of each one: does this sentence stay true if the two people are in different cities?

Four passages that rule out impossibility

  1. They are cause, distance, effect with the Auditor at cause and the Pc at effect, and cause, distance, effect with the Pc at cause and the Auditor at effect.

    BAS 4R, Communication Cycles Within the Auditing Cycle

    The cycle is defined as cause, distance, effect. Distance is a term of the formula, and the bulletin gives it neither a measure nor a limit. One metre and a thousand kilometres are both “distance”.

  2. Even if it’s telepathy it’s cause, distance, effect. It doesn’t matter how that communication took place, you know whether he’s answered the command by a communication cycle. I don’t care how you sense this.

    BAS 4R

    The medium is declared irrelevant, provided the cycle completes. It is the plainest statement on the subject in the whole series.

  3. Actually there is no backflow of any kind that hits the auditor […] It isn’t burning the mass, it is as-ising the mass and that’s why there is nothing hitting the auditor.

    BAS 1R, The Magic of the Communication Cycle

    The first bulletin describes auditor and pc as two poles, and the image could be read electrically: two poles close together, a current between them. The text rules that out at once. Nothing physical passes between the two bodies; the pc’s mass is as-ised, not transferred. A model in which nothing travels from one body to the other does not need the bodies to be near each other.

  4. This cut communication line is not perceivable to the naked eye. It’s hidden because it’s from the Pc—a Thetan unseen by the Auditor—to the Pc’s bank—unseen by the Auditor.

    BAS 3, The Three Important Communication Lines

    Of the three lines in a session, the most important is the one from the pc to his bank. The bulletin says the auditor cannot see it with the naked eye even when the pc is sitting in front of him. The decisive part of the session does not depend on anything the two bodies have in common.

What the text actually requires

The absence of a prohibition does not mean any link will do. The bulletins ask the auditor to perceive a good many things, and each of them becomes a condition on the channel. The first is the hardest.

Seeing the pc

An Auditor who isn’t watching a Pc at all never notices a Pc who isn’t receiving or understanding the auditing command.

BAS 4R

Of the six communication cycles that make up one auditing cycle, at least three rest on observation: is the pc ready to receive the command? Did he receive and understand it? Did he receive the acknowledgement? The bulletin says you can tell “by looking at the Pc”. Audio alone contradicts the text. With video the condition holds.

Seeing hands and cans

…this handles such a thing as the Pc originates by throwing down the cans. That’s still an origin.

BAS 4R

An origination need not be in words. If the camera frames only the face, the auditor misses it.

Reading the meter in real time

In the absence of that communication you do not get meter action.

BAS 1R; BAS 2R asks for “perfect meter reading”

The meter is on the pc’s side, the auditor on the other. The bulletins do not say where the instrument has to be; they say the auditor has to read it. Without a remote view of needle and tone arm, metered actions cannot be done as described.

Read and thought in sync

Steering a pc with “That—That—That” on something reading is allowable.

BAS 11, Metering

Steering works if the “that” reaches the pc while he is still looking at the thing that made the meter read. Here the delay adds up twice: the read travels to the auditor, the voice travels back to the pc. If the total is too long, the auditor is pointing at something other than what read.

Acknowledgement at the right instant

He looks like he’s finished and he feels like he’s finished. It’s part sense; it’s part his vocal intonation.

BAS 5R; see also BAS 4R and BAS 7, Premature Acknowledgements

An acknowledgement given before the pc has finished chops his communication; one that arrives late leaves him talking into nothing. These are the two errors the series spends the most pages on. A link with delay, or with audio that lets only one voice through at a time, produces both by itself, even for an auditor with flawless TRs.

Eye contact as an indicator

Pcs who won’t look at you are ARC Broken.

BAS 9, Comm Cycle Additives

On video, someone looking at the other person’s face on the screen is not looking into the lens. A pc who is looking at you can appear to be looking elsewhere. The indicator has to be recalibrated, or it gives false alarms.

Hearing clearly

The ONLY time you ever ask for a repeat is when you couldn’t hear it.

BAS 9; the correct wording is in BAS 6, Auditor Failure to Understand

Asking for a repeat because you did not hear is allowed, and BAS 4R says every flub adds communication cycles to the auditing cycle without breaking it. Poor audio therefore does not prevent a session, but it weighs it down with every “I did not hear you”.

Something both can see

Just get the pc to say it again or get the pc to point it out again.

BAS 6

For the pc to point something out, an item on a list for instance, that something has to be visible to both. A shared list or screen is needed.

Where distance removes a possible error

Also, do not shove things at a pc or throw things to a pc. Don’t gesture toward a pc. It drives in anchor points and makes the pc reject the auditor.

BAS 6 forbids shoving or throwing things at the pc. These are the only passages in the series that presuppose a shared physical space, and they are prohibitions: at a distance those errors cannot be committed. Gesturing toward the pc, on the other hand, is still possible on video and still forbidden.

What this reading does not cover

  • “Auditor presence”. BAS 2R lists auditor presence among the things that have to be perfect, but the series does not define it. If it is defined elsewhere as the presence of the body, the conclusion changes.
  • The reality of the terminal. BAS 1R says the pc needs a second terminal because he considers himself mass, and BAS 2R says a communication line depends on reality, communication and affinity. Whether an auditor on a screen is a real enough terminal for a given pc is settled pc by pc, not from the texts.
  • This is a reading, not a proof. I am saying the bulletins do not rule it out. Whether a remote session gets the same results as one in person is something only results can show.

In practice

Anyone who wants to run a remote session while staying inside these bulletins has a checklist already written:

  • video always, never voice alone;
  • a frame that takes in face, hands and cans;
  • needle and tone arm visible to the auditor in real time;
  • two-way simultaneous audio, with no cut-outs when voices overlap;
  • delay low enough not to distort acknowledgements and steering: test it beforehand, not in session;
  • remember that the pc’s gaze on video is misleading.

If one of these is missing, it is not distance that breaks the communication cycle. It is the channel failing to carry what the text asks the auditor to perceive.

Sources. Basic Auditing Series 1R, 2R, 3, 4R, 5R, 6, 7, 8, 9, 10R, 11: HCO Bulletins of 23 May 1971 (Issues I–X), some revised between November and December 1974. BAS 6 reissues the HCOB of 17 October 1962, BAS 7 that of 7 April 1965, BAS 8 that of 5 February 1966, BAS 9 the HCO PL of 1 July 1965.

Quotations are from the original text.

Il «Procedimento Preoccupazione» è tradotto male

Correzione di traduzione · Grado 2

Nell’edizione italiana dei fogli dei gradi il Worry Process è stato reso con «preoccupare». In quel bollettino worry vuol dire tormentare. Ogni auditor che ha i gradi in italiano ha in mano i comandi sbagliati.

Riferimento: HCOB 22 dicembre 1960, O-W A Limited Theory

In breve

Nei fogli italiani del Grado 2 c’è un procedimento intitolato Procedimento Preoccupazione. Il titolo e i tre comandi sono una traduzione errata dell’originale inglese: non è una svista di una copia, è nel testo dell’edizione italiana, quindi in tutte le copie.

Chi audisce il Grado 2 in italiano deve correggere a mano la propria copia prima di usare il procedimento. I comandi corretti sono qui sotto.

Com’è nei fogli italiani

Procedimento Preoccupazione

  1. «Abbi l’idea di preoccupare qualcosa.»
  2. «Abbi l’idea di non preoccupare qualcosa.»
  3. «Abbi l’idea di qualcosa che sia preoccupato.»

Come va corretto

Procedimento Tormento

  1. «Abbi l’idea di tormentare qualcosa.»
  2. «Abbi l’idea di non tormentare qualcosa.»
  3. «Abbi l’idea che qualcosa sia tormentoso.»

Di quale procedimento si parla

In inglese è il Worry Process, procedimento numero 7 nell’elenco dei procedimenti del Grado 2 dato dal BTB del 15 novembre 1976, Issue IV, 0-IV Expanded Grade Processes – Quads, Part D, Grade 2 Processes (che annulla il BTB del 4 gennaio 1972RB, la versione a tre flussi). In altre edizioni dei gradi il numero d’ordine può essere diverso: fa fede il nome.

Il riferimento che il BTB indica è il bollettino HCO del 22 dicembre 1960, O-W A Limited Theory, scritto a Johannesburg e ristampato da Saint Hill il 5 gennaio 1961. Nel bollettino i comandi sono tre:

Get the idea of worrying something.
Get the idea of not worrying something.
Get the idea of something being worrisome.

Il bollettino aggiunge che al posto di something si possono usare persone, animali o cose.

Dove sbaglia la traduzione italiana

Gli errori sono due, e il secondo discende dal primo.

Il verbo. Davanti a worry la mano va da sola su «preoccupare» e «preoccuparsi». È il senso che la parola ha quasi sempre nell’inglese di tutti i giorni: I worry about my son, sono in pensiero per mio figlio. Ma nei comandi il verbo ha un complemento oggetto diretto: worrying something, non worrying about something. Con l’oggetto diretto worry ha un altro significato, più antico e più fisico.

Senso sbagliato qui

to worry about — essere in pensiero, stare in ansia per qualcosa.

È uno stato d’animo. Nessuno lo subisce tranne chi lo prova.

Senso giusto qui

to worry (qualcosa, qualcuno) — tormentare, assillare, non lasciare in pace.

È un’azione. C’è qualcuno o qualcosa che la riceve.

L’esempio classico dei dizionari inglesi è the dog worries a bone: il cane che tiene l’osso fra i denti, lo scuote, lo mordicchia e non lo molla. La parola viene dall’inglese antico wyrgan, «strangolare»; il senso di «essere in ansia» è arrivato molti secoli dopo. Un bambino che tira la gonna della madre finché lei non cede la sta worrying. Così chi stuzzica una crosta, chi punzecchia un collega, chi non smette di fare domande.

«Abbi l’idea di preoccupare qualcosa», poi, in italiano non sta in piedi: una cosa non si può preoccupare. Il pc, per dare un senso al comando, lo aggiusta da sé in «preoccuparsi di qualcosa», e finisce ancora più lontano dall’originale.

Il terzo comando. Something being worrisome è qualcosa che dà tormento. I fogli italiani dicono «qualcosa che sia preoccupato», cioè qualcosa che il tormento lo prova. La direzione è rovesciata: in inglese worrisome non vuol mai dire «preoccupato» (che è worried).

Le prove sono nel bollettino

Non serve fidarsi del dizionario. Il testo stesso dice in cinque punti quale dei due sensi intende.

  1. Worrying others / Worrying about others

    Sono due gradini distinti e consecutivi del ciclo discendente. Se worry volesse dire «preoccuparsi», sarebbero lo stesso gradino scritto due volte. Il primo è tormentare gli altri, il secondo è preoccuparsi per gli altri.

  2. Worrying something is close to the lowest level of overt.

    «Tormentare qualcosa è vicino al livello più basso di overt.» Un overt è un atto commesso contro qualcosa. Stare in ansia non è un atto contro nessuno.

  3. It is the lowest effort to individuate.

    «È lo sforzo più basso per individuarsi.» Ci si stacca dall’altro dandogli fastidio. Preoccupandosi per lui si fa il contrario.

  4. Many pcs use their processing just to worry the auditor.

    «Molti pc usano il proprio processing solo per tormentare l’auditor.» Qui la lettura «preoccupare» non regge nemmeno per un momento, e ogni auditor ha in mente il pc di cui si parla.

  5. Worrying people is almost a way of life for the juvenile […] stuck in the violent motion of childhood and worrying others.

    «Tormentare la gente è quasi un modo di vivere per chi è immaturo.» Il ragazzino che non dà tregua, non il ragazzino ansioso.

Ecco il ciclo com’è nel bollettino, con i due gradini messi a confronto:

  • Independent beingsEsseri indipendenti
  • CommunicationComunicazione
  • Mis-communicationComunicazione sbagliata
  • ControlControllo
  • Mis-controlControllo sbagliato
  • HelpAiuto
  • Failed helpAiuto fallito
  • Overts and withholdsOvert e withhold
  • Overts and withholds by transferOvert e withhold per trasferimento
  • Worrying othersTormentare gli altri
  • Worrying about othersPreoccuparsi per gli altri
  • Being criticalEssere critici
  • Being critical of selfEssere critici verso sé stessi

Il procedimento lavora sul primo dei due gradini evidenziati. Il bollettino dice che il worry «sta sotto» l’O-W (undercuts O-W): raggiunge i casi che non sono ancora in grado di riconoscere i propri overt, ma che riescono a riconoscere di aver tormentato qualcuno o di essere stati tormentati.

Perché la differenza conta in seduta

Con i comandi dei fogli italiani il preclear va a cercare le proprie ansie: il mutuo, la salute, il figlio che torna tardi. Guarda ciò che gli pesa addosso. È il gradino sotto.

Con i comandi giusti guarda ciò che lui fa agli altri e alle cose: stuzzicare, punzecchiare, insistere, non mollare. È un overt, del tipo più leggero, ed è per questo che il procedimento sta sul Grado 2 insieme agli altri procedimenti di O-W. Tradotto con «preoccupare», perde proprio la parte per cui è stato messo lì.

Il chiarimento dei comandi non salva la situazione. Un pc italiano a cui si chiarisce «preoccupare» capisce benissimo la parola e la capisce nel senso sbagliato, senza che niente lo segnali: nessuna parola malcompresa da trovare, perché l’errore è a monte, nella traduzione.

I comandi corretti, flusso per flusso

Il BTB del 15 novembre 1976, Issue IV, riporta il procedimento su quattro flussi. I comandi del flusso 2 sono quelli del bollettino del 1960; gli altri tre flussi sono la stesura del BTB, che avverte di non sostituire i materiali originali. Qui sotto ogni comando italiano ha sotto l’originale.

Flusso 1

«Abbi l’idea di un altro che tormenta qualcosa.»Get the idea of another worrying something.

«Abbi l’idea di un altro che non tormenta qualcosa.»Get the idea of another not worrying something.

«Abbi l’idea che qualcosa sia tormentoso per un altro.»Get the idea of something being worrisome to another.

Flusso 2 — i comandi del bollettino

«Abbi l’idea di tormentare qualcosa.»Get the idea of worrying something.

«Abbi l’idea di non tormentare qualcosa.»Get the idea of not worrying something.

«Abbi l’idea che qualcosa sia tormentoso.»Get the idea of something being worrisome.

Flusso 3

«Abbi l’idea di altri che tormentano qualcosa.»Get the idea of others worrying something.

«Abbi l’idea di altri che non tormentano qualcosa.»Get the idea of others not worrying something.

«Abbi l’idea che qualcosa sia tormentoso per altri.»Get the idea of something being worrisome to others.

Flusso 0

«Abbi l’idea di tormentarti per qualcosa.»Get the idea of worrying yourself about something.

«Abbi l’idea di non tormentarti per qualcosa.»Get the idea of not worrying yourself about something.

«Abbi l’idea che qualcosa sia tormentoso per te.»Get the idea of something being worrisome to yourself.

Con persone, animali o cose al posto di «qualcosa»: «Abbi l’idea di tormentare tua sorella», «…il gatto», «…il motore della macchina».

La seconda parte: l’attaccare

Il bollettino avverte che il procedimento, percorso a lungo da solo, si impantana, e che va tenuto in movimento con un secondo procedimento sull’attaccare. Per il bollettino è dunque un altro procedimento (another process), da percorrere insieme al primo. Il BTB non gli dà né titolo né numero: lo mette sotto lo stesso numero 7, dopo la dicitura also run, «percorri anche». Per questo nei fogli italiani compare come seconda parte del Procedimento Preoccupazione, con i suoi flussi: «Abbi l’idea di qualcosa che ti attacca», «Abbi l’idea di qualcosa che non ti attacca», e così via.

Qui il verbo è reso bene, «attaccare» è attack, e la seconda parte si può continuare a usare. La riportiamo per intero dal BTB, così chi corregge la propria copia ha tutto il procedimento sotto gli occhi.

Flusso 1

«Abbi l’idea di un altro che ti attacca.»Get the idea of another attacking you.

«Abbi l’idea di un altro che non ti attacca.»Get the idea of another not attacking you.

Flusso 2

«Abbi l’idea di attaccare.»Get the idea of attacking.

«Abbi l’idea di non attaccare.»Get the idea of not attacking.

Flusso 3

«Abbi l’idea di altri che attaccano qualcosa.»Get the idea of others attacking something.

«Abbi l’idea di altri che non attaccano qualcosa.»Get the idea of others not attacking something.

Flusso 0

«Abbi l’idea di te che attacchi te stesso.»Get the idea of you attacking yourself.

«Abbi l’idea di te che non attacchi te stesso.»Get the idea of you not attacking yourself.

Nel bollettino del 1960 la coppia è data in forma generale: Get the idea of attacking something / Get the idea of not attacking something, «Abbi l’idea di attaccare qualcosa», «Abbi l’idea di non attaccare qualcosa».

Note sulla resa

  • Perché «tormentare» e non «infastidire» o «assillare». Tutti e tre rendono il senso. «Tormentare» è l’unico che regge anche il terzo comando («tormentoso») e il flusso 0 («tormentarsi per»), così i comandi restano sulla stessa radice, come in inglese restano tutti su worry.
  • Il titolo. «Procedimento Tormento» ricalca la forma del titolo italiano attuale cambiando solo la parola sbagliata. Chi annota la propria copia può anche lasciare accanto il titolo inglese, Worry Process.
  • Il terzo comando. Worrisome da solo si potrebbe rendere con «preoccupante». Ma cambiare radice al terzo comando spezza il procedimento: il pc deve guardare la stessa cosa da due lati, lui che tormenta e qualcosa che tormenta.
  • Il flusso 0. È l’unico punto in cui l’inglese usa worry about. Qui «tormentarsi per qualcosa» copre anche il senso di rodersi, stare in pensiero, senza abbandonare il verbo.
  • «Get the idea of». «Abbi l’idea di», come già nei fogli italiani. Questa parte della traduzione è giusta e non va toccata.

Cosa fare

  • Correggete la vostra copia. Nei fogli italiani del Grado 2, al Procedimento Preoccupazione, sostituite titolo e comandi della prima parte con quelli riportati qui, su tutti i flussi. La seconda parte, sull’attaccare, resta.
  • Avvisate il C/S. Se il procedimento è già stato percorso su un pc con i comandi italiani, segnalatelo: quel pc ha percorso un altro procedimento, e la decisione su cosa fare spetta a chi supervisiona il caso.
  • Avvisate chi cura la traduzione. La correzione va fatta nell’edizione italiana, non solo nelle copie di chi ha letto questa nota.
  • Fate girare questa nota fra gli auditor e i supervisori del caso che lavorano in italiano.

Fonte. HCO Bulletin of 22 December 1960, O-W A Limited Theory, distribuzione Franchise; ristampato da Saint Hill Manor il 5 gennaio 1961. Nei vecchi volumi tecnici: vol. IV, pp. 186–187. I comandi per flusso sono quelli del Board Technical Bulletin del 15 novembre 1976, Issue IV, 0-IV Expanded Grade Processes – Quads, Part D, Grade 2 Processes (annulla il BTB del 4 gennaio 1972RB, 0-IV Expanded Grade Processes – Triples, Part D, Grade 2 Processes), procedimento 7, Worry Process.

Le citazioni in inglese sono riportate dal bollettino e dal BTB. Il testo italiano errato è quello dei fogli dei gradi in lingua italiana, alla voce «Procedimento Preoccupazione». Le traduzioni corrette sono di chi scrive.

La Linea Invisibile tra il PC e il suo Bank

Quando si osserva una seduta di auditing dall’esterno, si vedono due persone sedute una di fronte all’altra. Una parla, l’altra ascolta e occasionalmente fa domande. Sembra semplice. Eppure, in quello spazio apparentemente vuoto tra auditor e preclear, vi è una linea invisibile che determina se quella seduta produrrà risultati straordinari o sarà solo una perdita di tempo.

Il triangolo invisibile

La maggior parte delle persone pensa che l’auditing sia una conversazione tra auditor e preclear. Questa è l’illusione più pericolosa in cui un auditor possa cadere. In realtà, esistono tre linee di comunicazione simultanee, e quella più importante è completamente invisibile:

La prima linea – quella che conta davvero – collega il preclear al suo bank. È qui che avviene la vera magia: il pc guarda dentro di sé, osserva la propria mente reattiva, confronta la carica. Questa è la linea produttrice di Itsa.

La seconda linea va dal pc all’auditor. È il semplice rapporto di ciò che sta accadendo sulla prima linea. “È questo. È quello.” Niente di più. Questa è la linea dell’Itsa.

La terza linea va dall’auditor al pc. Sono le domande, le istruzioni, le indicazioni che guidano l’attenzione del preclear verso il suo bank. Questa è la linea del “cos’è”.

L’errore fatale

Immagina un bambino che gioca in giardino, completamente assorto nell’osservare una formica che trasporta una briciola. Ogni pochi secondi, un adulto gli chiede: “Cosa stai guardando? Ti stai divertendo? Cosa vedi adesso? Hai bisogno di aiuto?” Il bambino, continuamente distratto, perde il contatto con quello che stava osservando. L’esperienza diretta viene sostituita da un tentativo di spiegare all’adulto cosa sta succedendo.

Questo è esattamente ciò che accade quando un auditor taglia la linea dell’Itsa. Fraintendendo il proprio ruolo, credendo che il suo compito sia far parlare il preclear a lui, l’auditor interrompe continuamente quella connessione invisibile ma vitale tra il pc e il suo bank.

Il risultato è immediato e inequivocabile: l’ago dell’E-meter diventa “sporco” – continuamente agitato. Non importa cosa sia successo nella seduta, quale procedimento si stia usando, quale livello si stia audendo. Un ago sporco significa sempre e soltanto una cosa: l’auditor ha interrotto la comunicazione del preclear con se stesso.

La danza tra azione e silenzio

Il momento in cui il preclear inizia veramente a guardare dentro di sé, a confrontare carica, a fare as-is di massa mentale, è un momento sacro che non va disturbato. È quando sta accadendo il vero lavoro della seduta.

Pensa all’auditing come a una danza con due movimenti:

  • Quando il pc sta guardando dentro = l’auditor tace e ascolta
  • Quando il pc ha finito di guardare = l’auditor agisce e guida

Solo l’auditor può bloccare quel prezioso processo di scarica. Il preclear non può farlo. Il bank non può farlo. L’unica cosa che può interrompere quel processo di dissoluzione della carica è un auditor che interviene al momento sbagliato.

Itsa: la semplicità fraintesa

“Itsa” è una parola che viene spesso equivocata. Non significa “lasciare parlare il pc a lungo”. Non significa “terapia verbale dove il cliente si sfoga”. Non significa nemmeno “esprimere emozioni”.

Itsa significa semplicemente: “È questo”.

Quando chiedi a un bambino “Cosa c’è in questa stanza?” e lui risponde “Il tavolo, la sedia, la finestra”, quello è Itsa. Sta identificando. Sta nominando. Sta dicendo cosa è presente.

Se invece risponde “Sono confuso, sono preoccupato, non so cosa fare”, quello NON è Itsa. Sta parlando di stati d’animo, di valutazioni, di reazioni – ma non sta dicendo di cosa si tratta realmente.

Nell’auditing, quando il preclear guarda il suo bank e dice “È la rabbia che provai quando mio padre…” – quello è Itsa. Sta identificando una massa specifica nella sua mente. Sta dicendo: “Questo è quello che vedo qui.”

Il paradosso del silenzio

Ecco il paradosso che confonde molti auditor: per aiutare il preclear a comunicare veramente, devi tacere.

La sequenza corretta è questa:

  1. L’auditor agisce: fa una domanda, dà un’istruzione, indica una direzione
  2. Il pc guarda dentro: si connette con il suo bank, osserva
  3. Il pc riporta: dice cosa ha visto, cosa ha trovato
  4. L’auditor riconosce: un semplice “Grazie” o “Bene”

Il problema nasce quando l’auditor non sa quando fermarsi. Fa la domanda, vede che il pc sta guardando dentro (lo si capisce dal suo sguardo, dalla sua attenzione rivolta verso l’interno) e poi… fa un’altra domanda. O chiede chiarimenti. O valuta. O interpreta.

L’auditor esperto, invece, quando vede che il pc sta guardando dentro di sé, si appoggia allo schienale della sedia e semplicemente aspetta. Il preclear, sentendo quello spazio silenzioso, distoglie l’attenzione dalla lista o dal procedimento e inizia a parlare. Ma non sta parlando all’auditor – sta riportando ciò che sta vedendo mentre guarda dentro di sé.

Questo può durare due minuti o un’ora. L’auditor fa solo piccoli cenni col capo e resta presente ma silenzioso. Solo quando quella scarica è completa – solo quando il preclear ha finito di guardare e identificare ciò che ha trovato – l’auditor si raddrizza e riprende a guidare.

La linea che non puoi vedere

La tragedia di molti auditor è che cercano di controllare ciò che possono vedere (il preclear seduto davanti a loro) e ignorano ciò che non possono vedere (la connessione tra il preclear e il suo bank).

Quella linea invisibile è dove avviene tutto. È lì che la carica si dissolve. È lì che le masse mentali scompaiono. È lì che accade il cambiamento reale.

L’auditor non produce il cambiamento. L’auditor crea le condizioni perché il cambiamento accada. Come un giardiniere non fa crescere le piante – crea le condizioni (acqua, luce, terreno) perché la pianta cresca da sola.

Un auditor che non comprende questa linea nascosta, che non sa come proteggerla e nutrirla, fallirà sempre. Non importa quanta tecnica conosca, quanti procedimenti sappia, quanto sia preciso nell’amministrazione. Se interrompe quella connessione invisibile, non otterrà risultati.

La disciplina del non-fare

La vera abilità di un auditor non sta nel fare molto, ma nel sapere quando non fare nulla.

Auditor cronicamente attivi – quelli che parlano, guidano, interpretano, chiariscono continuamente – avranno sempre preclear con aghi sporchi. Perché ogni loro intervento taglia quella linea fragile ma potente tra il pc e ciò che sta osservando dentro di sé.

L’auditor che ha veramente compreso questo principio sa che il suo ruolo è duplice:

  • Quando il pc non sta guardando dentro: guidare la sua attenzione, dargli qualcosa da osservare
  • Quando il pc sta guardando dentro: sparire, diventare invisibile, essere solo una presenza che ascolta

È un po’ come insegnare a qualcuno ad andare in bicicletta. All’inizio dai istruzioni e sostieni. Ma quando la persona inizia a pedalare da sola, devi lasciar andare. Se continui a dare istruzioni mentre pedala, la farai cadere.

Il segnale inconfondibile

Come fa un auditor a sapere quando sta interrompendo questa linea vitale? Il segnale è chiaro e inequivocabile: l’ago sporco.

Un ago continuamente agitato, indipendentemente da qualsiasi altra circostanza, significa sempre la stessa cosa: l’auditor ha tagliato la comunicazione del preclear. Ha interrotto quella connessione tra il pc e il suo bank.

Non serve cercare altre spiegazioni. Non serve fare procedimenti complessi. La soluzione è semplice: chiedere “Ho interrotto la tua comunicazione?” e poi imparare a non farlo più.

Gli auditor che tagliano cronicamente la comunicazione avranno sempre preclear con aghi sporchi. È una legge tanto certa quanto la gravità.

La ricompensa del rispetto

Quando un auditor rispetta veramente la linea dell’Itsa – quando protegge quella connessione invisibile tra il preclear e il suo bank – accadono cose straordinarie.

Il preclear cambia. Non superficialmente. Profondamente.

L’ago diventa pulito e resta pulito.

Il caso progredisce con una velocità che stupisce sia l’auditor che il preclear.

Le sedute diventano potenti, cariche di momenti in cui qualcosa di reale si dissolve, in cui masse mentali scompaiono, in cui la persona ritrova pezzi di se stessa che aveva dimenticato.

Tutto questo non perché l’auditor ha fatto qualcosa di speciale, ma perché ha saputo non fare al momento giusto. Ha rispettato quella linea invisibile. Ha permesso al preclear di confrontare veramente il proprio bank, senza interruzioni, senza interferenze.

La lezione essenziale

Se dovessi insegnare a un nuovo auditor una sola cosa – una singola lezione che fa la differenza tra successo e fallimento – sarebbe questa:

Il tuo compito non è far parlare il preclear a te. Il tuo compito è aiutare il preclear a guardare dentro di sé. E poi tacere mentre lo fa.

Quella linea invisibile tra il pc e il suo bank – quella che non puoi vedere, che non puoi misurare direttamente, che opera in uno spazio che sfugge ai tuoi occhi – è dove avviene tutta la magia dell’auditing.

Proteggila. Rispettala. Non interromperla.

E i risultati parleranno da soli.

Additivi

Esiste un principio fondamentale che attraversa tutta la filosofia di Scientology: ogni volta che aggiungiamo qualcosa a un essere, diminuiamo la sua capacità di affrontare la vita. Sembra controintuitivo, vero? Siamo abituati a pensare che più strumenti abbiamo, meglio è. Eppure Ron Hubbard ci ricorda che “l’uomo è un essere a cui è stato aggiunto qualcosa e tutto ciò che gli è stato aggiunto ha diminuito la sua capacità di affrontare le situazioni.”

La trappola delle soluzioni accumulate

Pensa a tutte le soluzioni che hai adottato nel corso della vita. Metodi per affrontare le persone difficili. Strategie per gestire lo stress. Regole su come comportarti in determinate situazioni. Molte di queste soluzioni erano perfettamente sensate quando le hai create, magari a cinque, dieci o vent’anni. Ma ora? Quante di queste risposte automatiche sono ancora valide oggi?

Il problema non è che tu abbia cercato di risolvere i problemi. Il problema è che quelle soluzioni si sono cristallizzate, sono diventate fisse, e ora le applichi anche quando non servono più. Hai risolto qualcosa che forse non aveva bisogno di essere risolto, o hai fissato una soluzione che doveva essere temporanea.

L’arte di far sparire ciò che non serve

In Scientology lavoriamo attraverso l’As-Isness: guardare le cose esattamente come sono. Non aggiungiamo nuove strategie, nuovi metodi, nuove tecniche. Facciamo il contrario. Permettiamo alla persona di osservare quelle vecchie soluzioni obsolete e di lasciarle andare.

Nell’auditing, quando una persona guarda un engram o una perdita finché non l’ha completamente compresa, quella carica scompare. Quando nello studio si chiarisce una parola malcompresa, la confusione si dissolve. Il pattern è sempre lo stesso: osservare con precisione ciò che è, e l’aberrazione svanisce.

La società degli additivi

Viviamo in una cultura che risponde a ogni problema aggiungendo qualcosa. Sei stanco? Prendi un integratore. Sei ansioso? C’è una pillola. Hai un problema relazionale? Ecco dieci strategie da applicare.

Raramente qualcuno ti dice: “Fermati. Guarda cosa sta succedendo davvero. Forse hai già troppe cose in corso.”

La nostra società grida costantemente: “Prendi! Compra! Devi!” E quando hai una difficoltà, vieni sommerso di consigli, di metodi, di soluzioni preconfezionate. Ciò che manca è qualcuno che semplicemente ascolti e capisca.

Il paradosso del corpo

Anche se il lavoro principale di Scientology riguarda il Thetan, l’essere spirituale, lo stesso principio si può osservare con il corpo. Pensiamo sempre che la risposta sia aggiungere qualcosa: un farmaco, un supplemento, un trattamento. Eppure spesso la soluzione vera sta nel rimuovere la causa.

Nella nostra società dell’abbondanza, il problema è raramente il troppo poco. È quasi sempre il troppo.

Riconoscere le giustezze

C’è un altro aspetto cruciale in tutto questo. Ron Hubbard sottolinea che in auditing non possiamo limitarci a cercare ciò che non va. Dobbiamo riconoscere anche ciò che è giusto, ciò che funziona, la verità che è già presente.

Questo è essenziale perché il progresso avviene aumentando le giustezze, non semplicemente eliminando gli errori. Se cerchiamo solo ciò che è sbagliato, non avremo mai una base solida su cui costruire. È come voler svuotare un secchio bucato senza prima tappare i buchi.

La capacità di una persona di dissolvere un problema è direttamente proporzionale al numero di elementi positivi presenti nella situazione. Se ci sono abbastanza giustezze, anche le aberrazioni più radicate possono essere affrontate e dissolte.

Tornare al potere di scelta

In definitiva, ogni volta che ti viene data qualcosa che non hai chiesto, o che ti viene tolta qualcosa che non volevi perdere, il tuo potere di scelta viene compromesso. E il potere di scelta è l’unico vero potere che avevi fin dall’inizio.

La via verso la libertà non passa attraverso l’accumulo di soluzioni, tecniche, farmaci o sistemi. Passa attraverso il riconoscimento di ciò che è stato aggiunto indebitamente e la sua rimozione.

Si tratta di permettere all’essere di ritrovare la sua capacità nativa di vedere le cose come sono, nel presente, senza il peso di tutte le soluzioni obsolete del passato. Di affrontare la vita con il proprio potere di scelta intatto.

Meno, non più. Questo è il segreto.

Riflessioni sul mal di testa

L’emicrania, con la sua natura spesso inspiegabile e invalidante, ha spinto molte persone a cercare spiegazioni che vadano oltre la pura fisiologia, includendo ipotesi di tipo psicosomatico. Tra le varie interpretazioni emerse nel tempo, una delle più strutturate è quella proposta da L. Ron Hubbard. Questo modello descrive una “mappa della psiche” in cui il dolore non sarebbe soltanto un evento biochimico, ma anche il risultato di informazioni energetiche registrate in momenti di trauma.

Secondo questa prospettiva, ogni individuo disporrebbe di una “mente reattiva” capace di immagazzinare tali registrazioni dolorose, dette “engram”, su una sorta di “traccia del tempo” personale. In questa cornice, un dolore cronico come l’emicrania potrebbe essere interpretato come la riattivazione di un engram passato, magari dimenticato, che riemerge sotto forma di sintomo fisico.

Per spiegare i casi in cui il dolore sembra ostinato, localizzato e non riconducibile alla biografia della persona, la teoria si amplia fino a ipotizzare che esistano memorie o schemi traumatici non appartenenti direttamente all’individuo, ma comunque percepiti come propri. In questo quadro, il sintomo diventerebbe la manifestazione fisica di un vissuto che non appartiene alla storia personale, ma che agisce come un’influenza esterna ed automatica.

Pur trattandosi di una spiegazione molto distante dalle interpretazioni mediche e psicologiche comunemente accettate, questo approccio viene presentato come un tentativo di dare significato a esperienze croniche altrimenti di difficile comprensione.

La Scala del Tono di Hubbard nel Mondo Lavorativo: Competenze, Ricerca e Mantenimento del Lavoro

Giochi – 22.0 sulla scala del tono emotivo.

La Scala del Tono di L. Ron Hubbard, che classifica gli stati emotivi dall’energia vitale (40.0) alla morte fisica (0.0), offre una lente utile per analizzare le sfide nel contesto lavorativo. Questo articolo esplora come i diversi livelli della scala influenzano tre fasi cruciali: l’acquisizione di competenze, la ricerca di un lavoro e il suo mantenimento, proponendo soluzioni basate sul miglioramento del “tono emotivo”.

1. Acquisizione di Competenze: Superare Ansia e Conservatorismo

Per entrare nel mercato del lavoro, è essenziale sviluppare abilità tecniche e trasversali. Tuttavia, questa fase è spesso ostacolata da stati emotivi bassi:

  • Ansia (1.02): La paura di non farcela porta a procrastinazione o evitamento della formazione.
  • Noia (2.5): La mancanza di interesse rende lo studio inefficace.
  • Conservatorismo (3.0): Resistenza ad apprendere metodi innovativi, bloccando l’adattamento alle nuove richieste del mercato.

Soluzioni: Salire verso toni più alti come Entusiasmo (4.0) o Estetica (6.0) permette di trovare piacere nell’apprendimento, trasformandolo in un processo creativo. Coltivare Forte Interesse (3.3) aiuta a focalizzarsi su obiettivi concreti, mentre l’Ilarità (8.0) incoraggia un approccio leggero alle sfide.

2. Trovare un Lavoro: Dall’Ostilità all’Azione Strategica

La ricerca attiva di un lavoro può attivare dinamiche emotive complesse:

  • Disperazione (0.98): Porta a candidature compulsive, senza valutare la coerenza con le proprie aspirazioni.
  • Paura (1.0): Timore di fallire nei colloqui, con reazioni fisiche (es. voce tremula) che minano la credibilità.
  • Ostilità (1.9): Risentimento verso i recruiter dopo un rifiuto, danneggiando la rete professionale.

Soluzioni: Agire con Azione (20.0), pianificando strategie mirate, e abbracciare Giochi (22.0) per vivere la ricerca come una sfida stimolante. I Postulati (30.0)—obiettivi chiari e dichiarati—aiutano a mantenere la rotta, mentre la Serenità di Essere (40.0) favorisce una comunicazione autentica e sicura.

3. Mantenere il Lavoro: Combattere Monotonia e Conflitti

Una volta ottenuto il lavoro, emergono nuove criticità:

  • Monotonia (2.4): Routine ripetitiva che spegne la motivazione.
  • Ostilità (1.9): Scontri con colleghi o superiori, spesso radicati in incomprensioni.
  • Apatia (0.05): Burnout che porta a disimpegno e assenteismo.

Soluzioni: Riscoprire Estetica (6.0) nel trovare armonia nelle attività quotidiane e Gioia (8.0) nel celebrare piccoli successi rigenera la passione. Per gestire i conflitti, la Soddisfazione (2.8) nasce dal riconoscere il proprio contributo, mentre la Propiziazione (0.8) (abilità diplomatica) trasforma le tensioni in opportunità di dialogo.

4. Gli Ostacoli Invisibili: Carica Emotiva ed Engrammi

Quello che spesso non viene riconosciuto nel percorso professionale sono gli ostacoli invisibili che operano sotto la superficie della nostra consapevolezza:

  • Carica Emotiva: Accumulo di energia negativa associata a esperienze passate che blocca la nostra capacità di salire nella scala del tono.
  • Engrammi: Registrazioni non disponibili di momenti traumatici che continuano a influenzare il nostro comportamento anche dopo anni.

Questi fattori nascosti possono manifestarsi come:

  • Insicurezza improvvisa durante una presentazione importante
  • Reazioni sproporzionate a critiche costruttive
  • Pattern ricorrenti di auto-sabotaggio quando si è vicini al successo
  • Blocchi creativi inspiegabili

Esempio: Marco, un talentuoso grafico pubblicitario, notava che ogni volta che riceveva un progetto importante, si paralizzava. Nonostante le competenze tecniche adeguate, qualcosa lo bloccava. Durante un ciclo di auditing, emerse un episodio (lock) legato a un’umiliazione pubblica durante una presentazione scolastica. Una volta identificato e risolto questo blocco, la sua produttività aumentò ed inizio a credere maggiormente nelle proprie capacità.

5. L’Auditing: Il Ponte verso Toni Più Alti

L’auditing rappresenta una soluzione strutturata per affrontare questi ostacoli invisibili e salire stabilmente nella scala del tono:

  • Processo Personalizzato: Diversamente dagli altri percorsi esoterici, che solitamente si focalizzano sul corpo o su aspetti energetici, l’auditing, andando al cuore delle esperienze pregresse, si adatta al tuo specifico percorso emotivo allo scopo di identificare e d eradicare il deposito di esperienze degradanti accumulate in questa vita (ed oltre).
  • Tecnologia Collaudata: Basato su decenni di ricerca sistematica e milioni di ore di applicazione pratica.
  • Risultati Misurabili: Progressi verificabili attraverso indicatori oggettivi come il tempo di risposta nelle attività pratiche, la velocità di apprendimento e l’eradicazione di reazioni emotive automatiche e la modifica di punti di vista cronicizzati (credenze limitanti, false credenze, giustificazioni).

Benefici dell’Auditing nel Contesto Lavorativo:

  • Incremento della Stabilità Emotiva: Maggiore resilienza ai rifiuti e agli ostacoli ricorrenti nella carriera.
  • Chiarezza Decisionale: Capacità di valutare opportunità senza l’interferenza di carica emotiva.
  • Comunicazione Potenziata: Abilità di esprimere idee con assertività e ricevere feedback con serenità.
  • Networking Autentico: Costruzione di relazioni professionali genuine, libere da reattività o manipolazione.
  • Potenziale Creativo Sbloccato: Accesso a risorse mentali precedentemente bloccate da engrammi limitanti.

6. Il Percorso Verso l’Autodeterminazione Professionale

L’auditing non offre solo un sollievo temporaneo, ma una trasformazione permanente della propria posizione nella scala del tono:

  • Auto-determinazione: Passare da reagire agli eventi lavorativi a crearli consapevolmente.
  • Potere Personale: Rimuovere le limitazioni auto-imposte che impediscono di raggiungere il proprio pieno potenziale.
  • Responsabilità Causativa: Diventare causa attiva del proprio successo anziché effetto passivo delle circostanze.

Hubbard osservava che “il successo è misurato non tanto dalla posizione raggiunta, quanto dagli ostacoli superati”. L’auditing offre gli strumenti per identificare e superare sistematicamente questi ostacoli, trasformando la carriera da un percorso di sopravvivenza a un’espressione della propria vera natura.

7. Come Iniziare: I Primi Passi Pratici

Per chi desidera sperimentare i benefici dell’auditing nella propria vita professionale:

  1. Valutazione Iniziale: Una sessione di formazione allo scopo di conoscere i fondamenti del lavoro introspettivo.
  2. Piano Personalizzato: Un programma strutturato adattato alle tue specifiche esigenze di carriera.
  3. Ciclo Introduttivo: Una serie di 5-10 sessioni per affrontare gli ostacoli più immediati e sperimentare risultati tangibili.

La decisione di iniziare un percorso di auditing rappresenta un investimento non solo nella propria carriera attuale, ma in tutte le future opportunità professionali.

Conclusione: La Scala del Tono come Bussola Emotiva e Strumento di Trasformazione

Il mondo del lavoro riflette fedelmente la scala emotiva di Hubbard: i toni bassi (paura, noia, ostilità) limitano il potenziale, mentre quelli alti (entusiasmo, azione, serenità) aprono porte inaspettate. Monitorare e migliorare il proprio “tono” non è un esercizio astratto, ma un investimento concreto per navigare con successo le tre fasi lavorative.

Come scriveva Hubbard: “Un essere è solo vivo nella misura in cui può comunicare”—e comunicare con toni elevati è la chiave per un percorso professionale appagante. L’auditing offre un percorso strutturato, verificabile e profondo per liberare il proprio autentico potenziale e trasformare permanentemente non solo la propria carriera, ma la qualità complessiva dell’esperienza professionale.

Prenota oggi la tua sessione di valutazione gratuita ([email protected]) e scopri come l’auditing può trasformare la tua esperienza professionale, portandoti stabilmente verso i toni più alti della scala.

Crescita Personale: L’Arte di Diventare una Lavagna Pulita per Scrivere la Propria Essenza

Il Risveglio Interiore
La crescita personale non è semplicemente un percorso di miglioramento: è una rivoluzione silenziosa. Va ben oltre l’acquisizione di competenze tecniche o il raggiungimento di obiettivi esterni. È un viaggio verso le “profondità” del proprio essere, dove risiede un potenziale inespresso che attende solo di essere liberato.

Al cuore di questa metamorfosi interiore giace un principio tanto semplice quanto rivoluzionario: liberarsi dagli schemi automatici che incatenano pensieri, emozioni e azioni, trasformandoci in marionette di comportamenti prevedibili. Per abbracciare autenticamente il nuovo, è necessario creare uno spazio sacro dentro di sé, dissolvendo quelle risposte cristallizzate che l’ambiente, le parole e le convinzioni rigide evocano in noi con la precisione di un orologio svizzero.

Solo attraverso questo processo di purificazione mentale possiamo diventare una “lavagna pulita” — una tela immacolata pronta ad accogliere visioni autentiche, nate dalla consapevolezza piuttosto che dalla reattività.
E la soluzione più efficace per pulire la lavagna è l’auditing indipendente secondo la tecnologia originale di L. Ron Hubbard, non alterata dalle modifiche introdotte dalla Chiesa dopo gli anni ’80.


La Prigione Invisibile delle Reazioni Automatiche
Immagina di camminare per strada e, all’improvviso, qualcuno ti urta facendoti cadere lo smartphone. Prima ancora che il dispositivo tocchi terra, una cascata di emozioni ti travolge: irritazione, giudizio, forse rabbia. La reazione si è manifestata prima del pensiero consapevole. Questo è il potere degli automatismi.

Viviamo intrappolati in un mondo che venera la velocità e l’efficienza, dove la riflessione è vista come un lusso. Reagiamo agli stimoli esterni attraverso meccanismi appresi nel tempo, spesso relegati nelle ombre del nostro deposito delle esperienze passate:

  • Un tono di voce leggermente accusatorio fa innalzare muri difensivi.
  • Una parola come “fallimento” scatena un’ondata di ansia.
  • Un’opinione contraria alle nostre viene percepita come una minaccia.

Queste reazioni sono il frutto amaro di abitudini cognitive sedimentate da esperienze, educazione, traumi o condizionamenti sociali. Come scrisse Proust: “Il vero viaggio di scoperta non consiste nel cercare nuove terre, ma nell’avere nuovi occhi.” Ma come possiamo vedere con occhi nuovi, se le nostre lenti sono appannate da pregiudizi reattivi?


Anatomia degli Automatismi: Riconoscere le Catene Invisibili

Per avviare una crescita autentica e trasformativa, occorre riconoscere e smontare tre livelli di automatismi che agiscono come tiranni silenziosi:

1. Reazioni all’Ambiente: I Riflessi dello spirito
Sono risposte emotive e fisiche che scattano automaticamente in contesti ricorrenti.

Esempio: Marco, ogni volta che entra in una riunione di lavoro, sente lo stomaco contrarsi. Non è una scelta consapevole, ma una risposta automatica legata a un’antica sensazione di inadeguatezza.

2. Trigger Linguistici: Le Parole che Imprigionano
Alcuni termini attivano emozioni incontrollate.

Esempio: Sofia cambia umore appena sente dire “dovresti fare di più”, frase che richiama un perfezionismo paralizzante appreso nell’infanzia.

3. Conclusioni Rigide: Gli Idoli della Certezza
Sono convinzioni cristallizzate su successo, identità, relazioni.

Esempio: Alessandro è convinto che “il successo si misuri solo in risultati tangibili”. Questo lo porta a sacrificare tutto il resto, ignorando dimensioni più profonde del vivere.


Il Coraggio di Svuotare la Lavagna: Da Spettatori a Creatori
Diventare una “lavagna pulita” richiede un atto di coraggio esistenziale: accettare l’incertezza e sospendere il giudizio. Non è un atto passivo, ma un impegno attivo a sciogliere automatismi e identificazioni rigide.


Tre Passi Verso la Liberazione Interiore (con l’Auditing Indipendente)

1. Rivelare l’Inconscio: Il Potere dell’Auditor

“Tra stimolo e risposta c’è uno spazio. In quello spazio c’è il nostro potere di scegliere. Nella scelta risiede la nostra libertà.” – Viktor Frankl

L’auditing ti guida proprio in quello spazio. Con l’aiuto di un auditor addestrato, esplori reazioni inconsce, eventi passati e sensazioni bloccate che agiscono sotto la soglia della consapevolezza. In un contesto protetto, senza valutazioni né interpretazioni, l’individuo è libero di guardare.

Grazie ad un auditor addestrato e all’uso di domande strutturate, l’auditing permette di localizzare cariche emotive e “scaricarle”, restituendo libertà e lucidità.


2. Disattivare i Comandi Reattivi: Pulizia della Mente Reattiva
Molte parole, frasi e concetti che oggi ci limitano affondano le radici in episodi traumatici o stressanti non completamente “visti”. Nell’auditing, queste situazioni vengono rivisitate con attenzione e precisione, fino a perdere il loro potere di influenzarci.

Grazie a procedimenti come il Prepchecking, si vanno ad esplorare i significati di esperienze immagazzinate nella mente reattiva finché non smettono di innescare risposte automatiche. Una parola come “fallimento” cessa di generare paura perché tutto il materiale ad essa connesso viene dissolto.


3. Smascherare le False Certezze: Recuperare il Sé Autentico
Molti dei nostri “valori” sono in realtà imposti o derivati da esperienze passate non elaborate. L’auditing aiuta a smascherare queste convinzioni radicate e ad accedere a verità più profonde, nate dalla consapevolezza.

 Con processi mirati (i cosiddetti gradi: Grado 0, Grado I, Grado II, Grado III, Grado IV, Grado V, Grado VA, Grado VI), l’individuo scopre di non essere ciò che “credeva di dover essere”. Ritrova la capacità di scegliere chi essere, senza copioni.


La Lavagna Pulita: Il Giardino dell’Autenticità
Quando gli automatismi si dissolvono, nasce uno spazio interiore fertile come un giardino dopo la pioggia. Emergono libertà creativa, intuizione, empatia, visione integrata. La crescita personale non è accumulo, ma alleggerimento. È un paradosso: per acquisire, bisogna prima lasciar andare.

Come una lavagna da ripulire dopo ogni lezione, anche la mente va mantenuta sgombra per poter scrivere con intenzione, chiarezza e autenticità.


La Trasformazione: Da Pietra a Fiume
Immagina due modi di vivere:

  • La Pietra: rigida, immutabile, resistente. Alla lunga si erode, ma contro la propria natura.
  • Il Fiume: fluido, adattabile. Mantiene la sua essenza cambiando forma. Trova sempre un nuovo percorso.

Crescere significa fluire: da una forma fissa a una consapevolezza in evoluzione.


Conclusione: Il Viaggio Infinito
Essere una lavagna pulita è una meta reale, non più realizzabile soltanto da chi sacrifica la propria vita chiudendosi in un monastero. Ogni giorno ci offre l’occasione di:

  • Riconoscere un automatismo che limita
  • Trasformare una paura in domanda di libertà
  • Convertire una certezza in possibilità

Come scrisse Rilke:

“Sii paziente verso tutto ciò che è irrisolto nel tuo cuore… ama le domande stesse.”

La lavagna è davanti a te. Il gesso è nella tua mano.
Quale storia scegli di scrivere oggi?